La maladie

Fahim depuis ses deux ans souffrait d’une tumeur cérébrale : un gliome des voies optiques plus précisément un astrocytome pilocytique. Ils sont nombreux les enfants qui comme lui sont touchés par cette maladie dont parfois l’issue peut être malheureusement fatale.

Avant d’aller plus en avant, qu’est-ce qu’une tumeur cérébrale ou un cancer ?

Selon l’ARTC, c’est : « C’est une masse plus ou moins volumineuse due à la multiplication anormale de cellules au niveau du cerveau. »

Il est difficile de connaître l’origine de l’apparition de ces tumeurs. Il existe quelques facteurs de risques comme l’environnement, l’hérédité (neurofibromatose) voire viraux (comme le VIH).

Qu’est-ce qu’un gliome ?

Les cellules gliales sont très présentes dans tout le cerveau. Elles forment la substance dite blanche et enveloppent les neurones. Elles soutiennent les neurones qui elles transmettent les messages. Le « gliome », qui représente 80% des tumeurs cérébrales, est une tumeur de ces cellules gliales.

neurones
Neurone et cellules gliales. Source : vetopsy.fr

Il existe de nombreuses cellules gliales.

Elles sont plus fréquentes aussi dans certaines zones du cerveau comme le thalamus (17 cellules gliales pour une neurone). L’autre différence fondamentale avec les neurones, c’est que les cellules gliales peuvent se diviser toute leur vie. Des mutations et des adaptations peuvent donc apparaître et rendre ces dernières très résistantes aux traitements.

Source : ARTCSud

Quelles sont les conséquences de ces tumeurs ?

Elles sont nombreuses et complexes de par la taille de la tumeur, son agressivité et sa localisation. Dans le cas de Fahim, la tumeur a endommagé le nerf optique le rendant malvoyant du côté droit de la vision. Puis, elle a compressé les zones motrices du côté droit entraînant une hémiparésie. Sa progression a été globalement lente. Il est aussi probable que les compressions répétées de certaines zones du cerveau (hydrocéphalie) causées par la croissance de la tumeur conduisent à des troubles cognitifs comme les troubles de l’attention (TDAH).

Néanmoins les gliomes peuvent occasionner d’autres troubles (dont certains invisibles) chez les enfants et les adolescents.

Une des conséquences du gliome : la douleur

Quels sont les traitements possibles ?

Il existe trois grands traitements possibles : la neurochirurgie, les traitements médicamenteux de type chimiothérapie et la radiothérapie (principalement protonthérapie pour les enfants et adolescents).


Pour compléter cette page, nous nous sommes appuyés sur de nombreuses sources.

Dossier INCA Cancers de l'enfant
Mon enfant a un cancer : comprendre et être aidé

ARTC sud – Les tumeurs cérébrales

Neurophysiologie : Cellules gliales ou névroglie (vetopsy.fr)

Gliomes | Gustave Roussy

Les gliomes de bas grade | GHU Paris psychiatrie & neurosciences (ghu-paris.fr)

Cancer : un espoir pour traiter le gliome infiltrant en pédiatrie – Sciences et Avenir